
lundi 31 mars 2008
Jeux de rôle pour les formateurs

vendredi 21 mars 2008
Savoir prendre des risques
Qui dit planifier dit aussi faire des prévisions. Mais lorsqu’elles reposent sur des mécanismes faisant appel au hasard (dans le jeu) ou à des paramètres multiples parfois mal maîtrisés (par exemple en bourse), celles-ci peuvent cependant s'avérer fausses. Le sentiment de risque engendre alors souvent une réaction exacerbée qui peut aller de l'euphorie, en cas de sous-estimation du risque, jusqu’à la panique, voire la dépression, en cas de surestimation. Pour comprendre ces anomalies dans la façon de réagir face à une situation incertaine, il est important de connaître les mécanismes neuronaux qui sous-tendent cet apprentissage de la prévision du risque.
Dans ce contexte, les travaux d'une équipe de chercheurs suisse associés à de scientifiques de l’Institut de technologie de Californie représentent une avancée importante. Les scientifiques ont découvert qu'une corrélation existait entre l’activation de certains neurones situés dans l'un des lobes du cerveau et des erreurs mathématiques de prévision de risque. C’est également dans cette même région, l’insula antérieure, que sont intégrées toutes les informations relatives aux émotions. Il est donc vraisemblable que cette participation des sentiments à l’appréciation du risque induise des biais dans l’analyse rationnelle d’une situation. Cette découverte ouvre de nouvelles voies pour expliquer comment peut se développer une dépendance au jeu ou pourquoi les agents boursier n’arrivent pas à prédire correctement l’évolution des cours. Plusieurs études sont d’ailleurs programmées qui vont observer en temps réel le cerveau de joueurs invétérés ainsi que de courtiers.
Joël IGNASSESource : Sciences et Avenir.com
jeudi 13 mars 2008
Remise du rapport sur le stress au travail
Quelques solutions pour pallier au problème : Séminaire-de-motivation.com
Une machine qui devine ce que voit le cerveau
Des chercheurs de l'université de Berkeley (en Californie) ont mis au point un décodeur expérimental d'images visionnées par le cerveau, qualifié par eux de «révolutionnaire». Il s'agit d'une machine d'imagerie par résonance magnétique (IRM) couplée à un enregistreur et à un système informatique sophistiqué. Ils publient leurs travaux dans la revue britannique Nature (6 mars 2008).
Attention, la machine ne lit pas les pensées, comme le prétendait hier The Guardian. Elle décode les particularités de l'activité des zones visuelles du cortex cérébral, lorsque le cerveau voit une image particulière. C'est déjà un pas décisif.
«Imaginez un dispositif de lecture généraliste de l'activité du cerveau, qui permettrait de reconstruire une image de l'expérience visuelle ressentie par un sujet à tout moment», rêve l'auteur principal Jack Gallant. «Ce décodeur visuel serait un atout scientifique décisif. Par exemple, nous pourrions l'utiliser pour trouver les différences dans les perceptions visuelles des individus, étudier les procédés mentaux comme l'attention, et peut-être même connaître le contenu visuel de phénomènes purement mentaux comme les rêves, ou l'imagination.»
Décodeur visuel
Comment construire un décodeur visuel ? Il y a deux étapes essentielles. La première est celle de l'identification de l'image. Un peu comme dans le jeu «choisissez une carte, n'importe laquelle», les chercheurs proposent une gamme de 1 750 images répertoriées. Le sujet choisit celle qui lui plaît, et pendant qu'il la regarde, son activité cérébrale (les zones corticales visuelles V1, V2 et V3) est mesurée. Ce qui est mesuré en réalité, ce sont les variations du signal de chaque volume élémentaire (des voxels) qui composent l'image en 3D. À partir de ces variations, on peut calculer des modèles mathématiques typiques des différentes perceptions des images : autrement dit, l'activité cérébrale décodée indique avec précision quelle image est vue.
Toute la difficulté est de pouvoir identifier des images nouvelles (et non plus seulement celles qui sont répertoriées dans l'ordinateur), mais aussi d'identifier des images naturelles (par opposition à des motifs artificiels). En effet, les images naturelles ont une structure statistique très complexe et sont bien plus difficiles à paramétrer dans un ordinateur que des motifs graphiques simples.
Pour conduire leur expérimentation, les chercheurs californiens ont d'abord enregistré les données IRM des zones visuelles du cortex du cerveau lorsque les sujets regardent l'une des 1 750 images de la base de données. Chaque volume élémentaire d'une image donnée correspond donc à un modèle particulier dans les différentes dimensions (espace, orientation, fréquence). Cette bibliothèque de données leur permet ensuite de savoir quelle image les sujets de l'expérience regardent parmi les 120 images naturelles nouvelles qui leur sont proposées. Une prouesse.
«Les Américains ont travaillé sur une très grosse machine de 4 teslas», indique le Pr Claude Marsault, neuroradiologue à l'hôpital Tenon à Paris. Autrement dit, une machine produisant un champ magnétique considérable, seule capable de mesurer les variations discrètes de signaux de chaque volume élémentaire d'une image. «C'est une machine de recherche pure.»
«Aujourd'hui, le fantasme de la lecture des pensées est purement et simplement de la science-fiction, car la machine ne peut “lire” que des images visuelles, pas des processus mentaux. Mais nous devons nous garder, dans 30 ou 50 ans, des garde-fous éthiques à ces intrusions dans la vie privée. Personne ne doit être soumis contre son gré à une surveillance, à une lecture de la pensée», estime Jack Gallant.
Jean-Michel Bader
Source : Le Figaro
mardi 11 mars 2008
L'esprit d'équipe varie d'un pays à l'autre
L'étude de comportements économiques à l'aide de tests organisés en laboratoire est une science nouvelle. C'est ce qu'on appelle l'économie comportementale. Basée sur la théorie des jeux, elle est plus connue en Europe du Nord et dans les pays anglo-saxons qu'en France, où il existe pourtant de bonnes équipes de recherche. La semaine dernière, la revue Science a publié une étude marquante dans cette discipline, sur le thème de la coopération et de la punition. Une question dont l'intérêt déborde largement le cadre de l'économie.
Dans un groupe de gens qui ne se connaissent pas et qui participent à un projet commun, la possibilité de sanctionner ceux qui ne sont pas coopératifs est le meilleur moyen d'obtenir le maximum d'investissements en faveur du projet. La punition des «profiteurs» (le bâton) se révèle à terme plus efficace que n'importe quel système de récompenses (la carotte) pour le bien public. Faute de punitions, en effet, chacun a tendance à se comporter égoïstement, ne mettant pas de jetons (de l'argent fictif) au pot commun et préférant garder sa mise. C'est ce qu'en 2000 Ernst Fehr et Simon Gächter, deux chercheurs autrichiens, avaient démontré statistiquement à l'aide d'un jeu de contribution volontaire au bien public.
L'étude publiée vendredi par des chercheurs de l'université de Nottingham (Royaume-Uni) et de Saint-Gall (Suisse) montre qu'en fait, ce schéma ne s'applique pas à toutes les sociétés. Ils ont testé et comparé les comportements d'étudiants dans seize grandes villes de quatorze pays différents, à l'aide d'un jeu comportant un compte privé et un compte public. Ils ont observé que, dans tous les cas, des punitions sont infligées aux «profiteurs» mais que, dans certaines régions, elles sont aussi utilisées contre ceux qui ont distribué des punitions ou qui se sont montrés «trop» coopératifs.
Instruments de vengeance
Les sanctions se révèlent finalement des instruments de vengeance. C'est le cas des étudiants de Mascate (Oman), d'Athènes (Grèce), de Riyad (Arabie saoudite), Samara et Dniepropetrovsk (Russie), Minsk (Biélorussie), Istanbul (Turquie) et Séoul (Corée du Sud). «Dans ces pays, la solidarité institutionnelle est moins forte que dans les pays d'Europe du Nord ou de tradition anglo-saxonne» , résume Laurent Denant-Boèmont (université Rennes-I). Les gens ont des relations plus exclusives avec leurs proches.
À l'inverse, à Boston (États-Unis), Melbourne (Australie), Nottingham (Royaume-Uni), Saint Galle et Zürich (Suisse), Chengdu (Chine), Bonn (Allemagne) et Copenhague (Danemark), seules les punitions en faveur du bien commun sont importantes. On ne constate que très peu de vengeance et «de punitions antisociales». Les étudiants n'acceptent pas les «passagers clandestins» qui veulent faire le voyage sans payer.
«Ce qu'on vous apprend tous les jours à l'école et dans la vie de tous les jours a un impact fort sur le comportement vis-à-vis de gens que l'on ne connaît pas, analyse Olivier Bochet, de l'université de Maastricht (Pays-Bas). Il faut donc être très prudent quand on veut créer du bien public.»
«L'intérêt de ce type de jeux, c'est de pouvoir contrôler l'environnement et de tester les mécanismes» , souligne pour sa part David Masclet (université Rennes-I). Entre la construction du modèle mathématique, le design du jeu, le recrutement des étudiants, l'analyse des données et leur interprétation, l'étude publiée dans Science a demandé pas loin de quatre ans de travail.
Yves Miserey
Source : Le Figaro
lundi 25 février 2008
Profession salaud : une manière d'être en entreprise...

mercredi 20 février 2008
La stratégie du mouton...

